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Les moustiques peuvent-ils transmettre le virus du sida ?

Comment font les fusées pour se déplacer dans le vide de l’espace puisqu’il n’y aucun point d’appui ?

Si on trouvait le moyen de faire un trou de bord en bord de la Terre, serait-il possible de sauter dans ce tunnel et de tomber jusqu'à l'autre côté ?

Quelle est l'origine du nombre Pi ?

Quelle est la différence entre un signal analogique et un signal numérique ?


Les moustiques peuvent-ils transmettre le virus du sida ?

Certaines maladies infectieuses, comme la dengue et la malaria, peuvent être véhiculées par les moustiques. Ce n’est cependant pas le cas pour le VIH. De nombreuses études ont démontré qu’il n’y avait aucune évidence de transmission du VIH par piqûres de moustiques ou d’autres insectes - et ce, même dans les régions où l’on peut recenser plusieurs cas de sida et où il y a de grandes populations de moustiques. Lorsqu’un moustique nous pique, il n’injecte pas de son propre sang ni celui de la personne ou de l’animal qu’il a pu piquer précédemment. Il injecte uniquement de la salive qui agit comme anticoagulant, ce qui lui permet de se nourrir. La dengue et la malaria, par exemple, sont transmises par la salive de certaines espèces de moustiques (Aedes et Anophèle) Le VIH est en fait un virus assez fragile qui survit très peu de temps à l’intérieur d’un moustique. Contrairement au parasite de la malaria et au virus de la dengue, le VIH ne peut pas se reproduire pas dans les moustiques. Par conséquent, il disparaît rapidement et ne se retrouve pas dans la salive des insectes. De plus, selon les spécialistes, les moustiques ne chassent pas immédiatement une nouvelle « proie » après avoir piqué quelqu’un. Ils préfèrent se cacher pour digérer leur repas. Cela donne donc tout le temps pour que le VIH à l’intérieur du moustique disparaisse. En conclusion, même si un virus du VIH pénètre dans un moustique, l’insecte ne sera pas infecté, le virus ne se retrouvera pas dans sa salive et le moustique ne pourra pas transmettre le virus à la prochaine personne qu’il pique. Et si on écrase un moustique, le risque de contagion est également nul. Retour

Philippe Chartier (Cybersciences)


Comment font les fusées pour se déplacer dans le vide de l’espace puisqu’il n’y aucun point d’appui ?

La propulsion d'une fusée dépend de la troisième loi de Newton, appelée le principe d’action-réaction : à toute action correspond toujours une action égale et opposée. Le principe est fort simple : lorsque je lance un objet dans une direction, je subis une force de réaction égale dans l’autre direction. Dans le cas d'une fusée, c’est l'éjection de gaz dans le vide qui permet de la faire avancer dans la direction opposée. On peut prendre comme exemple un ballon rempli d’air que l’on crève. Avant que le ballon soit percé, l’air qu’il renferme exerce une pression uniforme dans toutes les directions. Si on additionne les forces, on obtient une force totale nulle, parce que la pression dirigée vers le haut annule celle exercée contre la paroi du bas, celle de droite annule celle de gauche, et ainsi de suite. Par contre, si on fait un trou au bas du ballon, l’air s’échappe et la pression diminue à cet endroit. L’équilibre est alors rompu. La force vers le haut n’est plus annulée par celle du bas et le ballon devient un projectile. Retour

Philippe Chartier (Cybersciences)


Si on trouvait le moyen de faire un trou de bord en bord de la Terre, serait-il possible de sauter dans ce tunnel et de tomber jusqu'à l'autre côté ?

Il y aurait en fait deux problèmes. Le premier, c'est que le centre de la Terre est très chaud. On n'a qu'à penser à la lave des volcans... Mais supposons que les parois de notre tunnel résistent aux très hautes températures, et qu'un système de refroidissement assure le confort du voyageur. L'autre problème, c'est la friction. Notre voyageur tomberait vers le bas jusqu'au centre de la Terre. Mais ensuite, continuerait-il jusqu'à la surface de l'autre côté? Après avoir dépassé le centre de la Terre, il sentirait que la gravité le tire dans le sens contraire de sa direction: la gravité le tire toujours vers le centre. Il ralentirait graduellement, s'arrêterait une fraction de seconde, puis retomberait vers le centre. Dans un système parfait, où la friction n'existe pas, le point mort à partir duquel la direction du voyage change serait... à la surface du globe, de l'autre côté de la planète! En effet, l'énergie accumulée en tombant vers le centre équivaut à l'énergie perdue en remontant de l'autre côté. Sans friction, les distances nécessaires pour gagner et perdre la même quantité d'énergie sont les mêmes. En réalité, la friction existe toujours. Mais avec un petit système de propulsion capable de compenser pour la friction (ce qui existe déjà!), un tel réseau de tunnels nous permettrait de franchir d'énormes distances en utilisant la gravité comme source d'énergie. Encore faut-il les creuser. Peut-être dans un siècle ou deux ? Retour

Etienne Denis (Cybersciences)


Quelle est l'origine du nombre Pi ?

Tous les cercles ont au moins une chose en commun : si on divise leur circonférence par leur diamètre, on obtient 3,1415926... Le nombre Pi ou exprime le rapport entre la circonférence et le diamètre d’un cercle ( = C/D). Il correspond également à la surface du cercle divisée par son rayon au carré ( = S/r2). D’un point de vue géométrique, Pi est donc un nombre très simple. Par contre, lorsqu’on tente de calculer précisément les décimales de Pi, on constate que c’est un nombre très compliqué. Ses décimales sont infinies et impossibles à prévoir. Pi est un nombre dit « irrationnel », c’est-à-dire qu’il ne peut s’écrire sous la forme d’une fraction de deux nombres entiers comme 1/3 ou 65/4. Il est aussi transcendant : il n’existe aucune équation à coefficients entiers (du genre x5y2 + 3x2 + xy + y) qui permette de calculer Pi avec précision. Depuis l’Antiquité, Pi fascine les mathématiciens. Le mathématicien grec Archimède de Syracuse (287-212 av.J.-C.) est le premier à proposer un algorithme de calcul de Pi, dont il situe la valeur entre 3,140 et 3,143. Avec les progrès des mathématiques, la recherche des décimales de Pi ira de plus en plus loin. Au XXe siècle, les ordinateurs ont pris le relais des humains et, en septembre 1999, un chercheur japonais a obtenu 206 milliards de chiffres décimaux de Pi! Et la quête continue toujours, car même si on peut calculer un nombre impressionnant de décimales, on ne sait toujours pas si celles-ci sont totalement aléatoires ou s’il ne s'y trouve pas des structures ou des motifs cachés dont on ignore encore l'existence. En plus d’intervenir dans presque tous les domaines des mathématiques, de la trigonométrie aux statistiques, on constate aujourd’hui que le nombre Pi est également bien présent en physique, en astronomie et bien d’autres domaines. Pi demeurera sûrement un objet de recherche et de fascination pour bien des siècles encore... (Remerciements à Isabelle Cuchet.) Retour

Philippe Chartier: (Cybersciences)


Quelle est la différence entre un signal analogique et un signal numérique ?

Un signal «analogique» fait référence aux premières techniques d'enregistrement. Pour enregistrer la voix humaine, par exemple, on utilise un microphone. Comment cet appareil est­il capable de capter les ondes sonores? À l'intérieur, on trouve une mince membrane qui vibre selon l'intensité de l'onde sonore. Cette vibration est ensuite transformée en signal électrique dont l'intensité reste proportionnelle (ou «analogique» dans le jargon) à celle de l'onde sonore. (Dans le cas de la vidéo, le même principe s'applique : un petit détecteur produit un signal électrique analogique en fonction de l'intensité des ondes lumineuses.) Ce signal analogique peut ensuite être copié sur un ruban magnétique, sur un disque de vinyle, etc. Seul problème : à chaque étape, le signal analogique se dégrade; il ressemble de moins en moins au signal sonore d'origine. Depuis le début des années 1980, on parle de signal «numérique». En appliquant des formules mathématiques, on transforme ou «numérise» le signal analogique en une série de 0 et de 1. Codifié une fois pour toutes, le signal ne se dégrade plus : en principe, il peut passer sur plusieurs supports et canaux différents sans qu'il n'y ait de pertes d'information. C'est pour cette raison que la radio, la télévision et même la photographie s'apprêtent à faire le grand saut vers le numérique. Toutefois, le numérique n'est pas sans problème : durant la numérisation, on doit sacrifier une partie des mille et une infimes variations du signal analogique. Les dernières techniques de numérisation sont si performantes, dit­on, que l'oreille humaine n'est plus en mesure de faire la différence. Mais pour les puristes, le numérique n'égalera jamais la richesse du bon vieux analogique... Retour

Philippe Chartier (Cybersciences)